La Longue nuit
(acrostiche)
La lumière blafarde étire
sans fin les ombres,
A en
croire que dame Terre a mis fin à sa ronde,
La
nuit, la longue nuit, me parait éternelle,
Oblitérant
le jour, imposant l'irréel.
Nuit
glaciale, au bout du bout du monde,
Gelant
les corps, les âmes, à cent lieues à la ronde,
Unifiant
dans le gris le ciel, la terre et l'eau,
En
taisant les couleurs, elle ravive mes maux.
Nuit
de touts mes espoirs, de toutes mes détresses,
Unique,
dernière amie pour masquer ma tristesse.
Infime
je me sens, face à ton infini,
Tout,
à Siorapaluk, disparait dans la nuit.
Philippe
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