L'étrange visiteuse
L'étrange
colporteuse à frappé à mon huis,
Elle m'a rendu visite, un soir, vers les minuits.
Ai entrouvert ma porte, bien que l'heure fût tardive,
Ai sentit mon esprit, partir à la dérive.
Lui ai tendu la main, pour l'aider à entrer,
Mais fus saisit soudain par une onde glacée.
Sur le perron, pourtant, avait laissé sa faux,
Ne voulait effrayer, mais séduire par les mots.
Je connais, me dit-elle, un pays merveilleux,
Où s'oublient touts les maux, où l'on vit tels les dieux.
Débarrassée du corps, l'âme, enfin libérée,
S'y épanouit sans fin durant l'éternité.
Lui demandant des preuves, ou quelque
témoignage,
De ses affirmations, répondit sans ambages,
Que ce genre de voyage s'effectuait sans retour,
Que nul ne revenait du pays des amours.
Voyager sans retour, moi qui depuis longtemps,
Visite en de doux rêves les mondes environnants?
Pour alléchantes que fussent toutes ses descriptions,
Aucune ne sembla digne d'en perdre ma raison.
Je priais donc la belle de vouloir s'éclipser,
Ce qu'elle fit sur le champ, sans trop s'en offusquer,
Tout en n'omettant point de fixer rendez-vous,
Pour venir me passer, un soir, la faux au cou.
Philippe